Se rendre au contenu

Benoit Greindl

La résilience du leader
24 septembre 2026 par
Benoit Greindl
CERCLE DU LAC, WODON Sylvie

Benoit Greindl | La résilience du leader

Conférence - 23 septembre 2026

Résilience : transformer l’incertitude en capacité d’action

Et si la résilience n’était pas simplement la capacité à résister aux crises, mais surtout celle de se transformer pour mieux traverser les tempêtes ?

C’est autour de cette question que Benoit Greindl a invité les dirigeants du Cercle à réfléchir lors de sa conférence consacrée à la résilience.

Dans un monde marqué par de profondes ruptures – disruption des ressources, accélération technologique et incertitude politique –, les entreprises sont confrontées à une nécessité devenue stratégique : s’adapter.

Pour Benoit Greindl, cette transformation ne peut toutefois pas être uniquement technologique ou organisationnelle. Elle est avant tout humaine.


Le leader au cœur de la transformation

« Le problème est humain, donc la solution est humaine. »

Une conviction qui traverse toute l’intervention. Le leader joue un rôle déterminant dans la capacité d’une organisation à traverser les périodes d’incertitude : « L’état d’être du leader est l’état de l’équipe. »

Le leader façonne la culture de l’entreprise, donne le cap et crée les conditions permettant à chacun de rester engagé lorsque les repères bougent.

Cela suppose de retrouver un ancrage profond, fondé sur une raison d’être et des valeurs claires. Car lorsque le sens est présent, explique Benoit Greindl, les ressources et les soutiens nécessaires peuvent émerger.


De la surcharge à la résilience

La résilience n’est pas l’absence de difficultés. Elle est plutôt la capacité à traverser l’adversité, à en tirer des apprentissages et à continuer à avancer dans la durée, avec davantage de conscience et de solidité.

Benoit Greindl décrit ainsi un chemin qui peut mener de la surcharge à la sécurisation, puis à la régulation, à la concentration et finalement à une meilleure capacité à vivre ses valeurs et sa mission.

Un enjeu particulièrement actuel dans nos organisations où la multiplication des sollicitations et des interruptions fragilise la concentration et peut conduire progressivement au désengagement, à l’évitement, voire à l’effondrement.

Parmi les ennemis de la résilience, le multitasking occupe d’ailleurs une place de choix. Dans un environnement où nous sommes constamment interrompus, savoir organiser son temps, hiérarchiser ses priorités et préserver des espaces de concentration devient une véritable compétence stratégique.


Se reconnecter pour mieux agir

Pour Benoit Greindl, cette recherche de résilience passe également par une reconnexion à soi : au corps, aux émotions, aux valeurs et à ce qui donne du sens à l’action.

Notre niveau de conscience influence notre manière de percevoir et d’agir sur le monde. Retrouver cette connexion permettrait ainsi de mieux comprendre son environnement et de prendre des décisions plus alignées.

Une réflexion qui dépasse largement le cadre de l’entreprise. Car l’entrepreneur, selon Benoit Greindl, a aussi un rôle à jouer dans la construction du monde de demain : agir aujourd’hui pour les générations futures, sans nécessairement attendre un retour immédiat de ses actions.

Une entreprise robuste est une entreprise capable de s’adapter. La résilience devient alors une véritable dimension de la stratégie d’entreprise.

Une organisation robuste n’est pas celle qui cherche à éviter toute turbulence. C’est celle qui développe la capacité de s’adapter, d’apprendre, de se transformer et de continuer à créer de la valeur pour l’ensemble de ses parties prenantes.

Durant la conférence, les participants ont d’ailleurs pu réaliser leur propre rapport de résilience, afin d’identifier les forces de leur organisation mais aussi les leviers permettant encore d’en renforcer la capacité d’adaptation.

L’approche proposée par Benoit Greindl combine ainsi le travail sur l’individu et la capacité collective de changement, avec un objectif : construire des entreprises plus robustes et des leaders mieux armés pour accompagner les transformations.

Une invitation, finalement, à ne pas subir l’incertitude mais à en faire un espace d’action.

Et à garder en tête cette conviction qui a conclu la rencontre : « Le meilleur reste à venir. »


Cocktail de Rentrée - Au seuil du chaos